Daby Touré ne pourra rien reprocher à personne sur ce deuxième album, ou alors seulement à sa maison de disque, de lui avoir laissé jouer à l’homme-orchestre. En effet seul maître à bord, Daby a tout fait, assumé tous les rôles avec juste à ses côtés comme une paire d’oreilles en plus, Bob Coke, le producteur du premier Ben Harper.
Dans une recherche d’épure, il a composé, enregistré, mixé une douzaine de chansons au format pop, qui se moquent bien des conventions voulant qu’un Africain soit quelque part au moins empreint de musiques traditionnelles. Au-delà de la rébellion, dans une sorte d’harmonie trouvée, en soninké, pular, wolof ou en anglais, son Stereo Spirit revendique l’universalité de son esprit duel.